Introduction

Introduction
Cela fesait un moment que j'étais célibataire... Je ne trouvais jamais la perle rare mais plutôt des mecs insipides, incultes, pas drôles et qui détestaient le football.
Quand je leur parlais de ma passion pour le football, cela les fesait plutôt rire... Un peu dans le genre "une fille qui croit s'y connaître au football, c'est comme un homme qui s'intéresse à la danse classique... C'est grotesque!". Comment voulez-vous tomber amoureuse de ce type d'homme?
Un peu découragée par toutes ces expériences pitoyables, j'avais un peu laissé tombé l'idée de rencontrer l'homme idéal.
Je travaillais beaucoup et ne pensais même plus à m'intéresser à un homme quel qu'il soit. Et pourtant, j'étais quand même entourée de quelques beaux spécimens!!
Autour de moi, mes amies les plus proches étaient toutes en couple et m'invitaient régulièrement à des soupers "entre couples" où je venais généralement accompagnée de mon téléphone portable (oui, parfois, un téléphone portable, c'est plus réconfortant qu'un gars!).
Lors d'un de ces fameux soupers, ces charmantes demoiselles se mirent en tête de me trouver le parti idéal pour que je puisse partager, enfin, leurs conversations "j'aime tellement mon homme, il est tellement parfait et fantastique".
Peu enthousiaste, j'acceptai pour ne pas donner l'impression que j'étais frigide mais à l'intérieur, je me disais "t'inquiète pas que je vais vite les dégager...".

Toujours est-il qu'un jour, ma meilleur amie, Céline, me téléphone pour me dire qu'elle m'a trouvé "l'homme idéal, l'homme dont j'ai toujours rêvé et qui sera sans aucun doute le père de mes enfants"... Ouïe! Si c'était vraiment le cas, j'aurais rendez-vous avec Brad Pitt ou Josh Hartnett mais non, elle m'annonce que ce gars s'appelle Willy.
Willy... Déjà, c'est le nom d'une baleine... Je sens que la "Blind Date" va être pourrie.
Pas grave, Céline insiste en me disant qu'elle veut absolument qu'on aille acheter ma robe ensemble...
Ma robe???? Parce qu'il faut que je me rende sexy en plus??? pfff... Déjà plus aucun courage... Je vais devoir débourser minimum 70 ¤ dans un bout de tissu pour un type que je ne connais pas encore...
Comme je la sens vraiment enthousiaste, j'accepte, en songeant déjà à la tête de mon banquier quand il verrait la somme que j'aurai dépensé pour un rendez-vous, sûrement merdique, alors que je suis déjà à découvert.
Céline me donne rendez-vous l'après-midi même pour dévaliser le centre commercial de Brondby.

L'après-midi, je passe donc chercher mon amie. Elle monte dans ma voiture, Mercedes SLK (principale raison de mon endettement), toute enthousiaste.
"Je suis tellement contente que tu aies accepté ce rendez-vous!!!" me hurle-t-elle dans l'oreille tandis qu'elle m'embrasse sur la joue. "Et dire que mon chéri me disait que tu allais dire non comme d'habitude!". (ça, c'est l'une des raisons pour laquelle je ne peux pas supporter son copain: il pense toujours tout savoir même si j'avoue que souvent il n'a pas tort...).
"Mais non, tu vois, je ne suis pas un cas désespéré: j'accepte encore les rendez-vous avec des inconnus!" (et là, dans ma tête, je me dis que ça fait vraiment pitié... j'en suis arrivé à un point où j'accepte les rendez-vous avec des inconnus!!! C'est à se frapper la tête contre les murs! ou à pleurer...).
Arrivées devant le centre commercial, elle me traîne dans l'une de ses boutiques favorites où toutes les vendeuses sont charmantes... Evidemment qu'elles sont charmantes vu le prix de n'importe quelle paire de chaussettes... Je pense déjà à mon compte en banque....
Céline se jette sur toutes les robes qui lui tombent sous la main: "Regarde comme celle-ci est belle, et celle-là! Rhoo non! Celle-ci est fantastique!" Je vois les toilettes plus colorées les unes que les autres voler dans tous les sens...
Moi, je me contente de regarder les robes qu'elle me jette dans les bras sans pour autant prendre la décision d'aller les essayer... Pfff... J'ai tellement pas envie d'aller à ce rendez-vous...
"Et à quoi il ressemble ton Willy?" lui demandais-je histoire de la faire parler pour qu'elle arrête de glousser entre les rayonnages.
"Ecoute, ma chérie, il est fan-tas-tique! Ce type est gé-nial!" me dit-elle en articulant toutes les syllabes.
Heuu... Je rêve où ça me dit pas à quoi il ressemble?
"Oui, mais.. heu... Physiquement? Intellectuellement? Comment est-il?" Insistais-je prise de crampes aux ventre tandis qu'elle me tendait une paire de chaussures à 130 ¤.
"Je l'adooooore!! Ce type est terrible! Si je n'étais pas déjà avec quelqu'un, je sortirais avec lui!" me lança-t-elle avec un large sourire.
Ouïïïlleeeeeeee... ça commence à sentir la morue...
"Haaaa... C'est super ça... Et physiquement? Il fait du sport?" Insistais-je de plus en plus inquiète par la pile de vêtements qui s'entassaient dans mes bras et dans ceux de Céline.
"Oh, tu sais, le physique, ça compte si peu. Ce qui compte vraiment c'est qu'il y ait une osmose entre vous deux. Que vous ne fassiez plus qu'un!" me répond-elle en gloussant de plus belle après ces derniers mots.
ça y est, c'est fait. Elle a réussi à me dégoûter. Par sa parade grotesque pour contourner ma question, je viens de comprendre que son poulain doit avoir la tête du chien dans Men In Black. Purée, mais qu'est-ce que je fous dans ce magasin de merde avec cette folle?

Je tire la gueule.
"Bon, Titi! Tu viens l'essayer cette robe?" me lança Céline.
"Pff oui, si tu insistes..."
"ça y est, je sens que tu n'as pas envie de ce rendez-vous. Alain (son copain) m'avait bien dit que tu allais me lacher à la dernière minute ou alors que tu allais tout faire pour le dégoûter de toi".
QUOI???? Il a dit ça, lui???? Ben puisque c'est comme ça, non seulement je vais y aller à ce rendez-vous de merde mais en plus, je vais me rendre belle à en damner un Saint!

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 07:12

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:14

THE Date

THE Date
Du plat de la main, je lisse ma robe tout en me contemplant dans le miroir de mon salon.
Y'a pas à dire, cette robe est splendide. Magnifique. Je l'adore déjà. C'est une robe rouge Liverpool (uhuhuhu j'adoore!), très courte au milieu des cuisses, avec des fines bretelles vaporeuses qui tombent sur mes bras et des volants ondulés dans le bas... Cette robe invite au baiser et met mon corps et ses courbes en valeur. Ce qui est sûr, c'est que ce Willy n'aura pas le droit de la toucher et encore moins de me l'enlever!
Je décide de laisser mes cheveux en liberté mais prends tout de même soin de glisser une fleur en soie dans mes cheveux, cela finalise mon look "d'Espagnole".
Un dernier coup d'oeil: je me trouve à croquer. Je me glisse dans mes escapins cerise tout en enfilant un léger voile noir. Je saisis ma pochette, dans laquelle j'ai à peine su glisser ma carte d'identité, ma carte de crédit (que je pense avoir vu saigner lorsque j'ai dû payer toutes ces folies... 250 ¤ tout de même!!!), mes clefs et mon portable.

Je me glisse derrière le volant de mon petit bolide et conduit le plus lentement possible jusqu'au restaurant "Les Yeux de l'Amour". Moche nom, quand même! En fait non, c'est pas que c'est moche, c'est que c'est pas approprié pour mon rendez-vous ce soir.
Je passe devant le restaurant. Mmmm... Pas mal. Le petit a décidé de m'impressioner. Il a choisi un restaurant qui casque. Bon, je m'en fous, c'est lui qui paie!
Pfffiou... Je finis par trouver une place de parking... Et je me dirige vers le restaurant. Sur le chemin, je me fais rattaper par un beau jeune homme qui me dit avant de me dépasser: "faites attention jolie demoiselle, vous allez perdre votre écharpe!". Je le regarde me dépasser tout en me disant que je l'ai déjà vu quelque part... ça ne me revient pas. Tant pis, ce ne doit pas être important. Surtout qu'il ne sait pas faire la différence entre une bête écharpe et mon splendide voile! Bien un homme, ça!
Je le vois se diriger vers le restaurant. D'un seul coup, il s'arrête, cherche quelque chose dans sa poche et en sort un portable auquel il répond rapidement.

Je le rattrape. J'arrive devant l'entrée du restaurant. Le portier me regarde passer sans un mot. J'entre, mal assurée. Je le connais pas ce restaurant! Soudain, un homme m'interpelle: "Mademoiselle! Mademoiselle!".
Mais quoi?????
"Mademoiselle, j'ai besoin de votre nom!" me dit le Maître d'Hôtel.
Heu... Entre temps, le jeune homme de dehors est entré et glisse rapidement un "Mister Agger" au Maître d'Hôtel qui coche une case et lui sourit plus que poliment. Il est gay ou quoi??
"Heu... Moi, c'est Vanhatenhoven. Théoriquement, Monsieur... heu... heu...." purée... Comment il s'appelle ce con??? "heu... Willy m'attend à l'intérieur" dis-je bêtement.
"Vanhatenhoven? Vous n'êtes pas Danoise, vous!" me lance le Maître d'Hôtel tout en riant.
"Non, non.... Mais j'adore votre pays" répondis-je encore plus bêtement... Il doit bien s'en foutre que j'aime son pays!
"Veuillez me suivre, s'il vous plaît" me dit-il pour toute réponse.

Je le suis dans le splendide couloir tout en marbre. Il me mène ensuite dans une magnifique salle éclairée par des lustres en cristal qui diffusent une lumière tamisée et romantique. La moquette rouge étouffe mes pas pendant que je me dirige vers la table que me désigne le Maître d'Hôtel.
Personne. Cet abruti est en retard alors que je me suis déjà fatiguée à arriver un quart d'heure plus tard que l'heure prévue.
Je m'installe tout en prenant soin de rajuster ma robe. Je m'accoude à la table tout en jetant un regard émerveillé autour de moi. Ce restaurant est vraiment splendide. Je me croirais presque dans un palais. Distraite, j'examine les tables autour de moi et les personnes qui s'y trouvent. Que des gens biens, endimanchés jusqu'aux oreilles. Une femme grassouillette, toute de bleu vêtue, rit à gorge déployée tout en jetant une main couverte de bagues étincellantes sur l'épaule de son voisin de table.
A la table dans la diagonale gauche de la mienne, je remarque "Mister Agger" assis seul à une table. Il a commandé du champagne. Au moins, je ne suis pas la seule à m'emmerder dans ce restaurant. Mais, lui, il a déjà du champagne!
J'attrape un serveur et lui commande un Martini Dry.
Agger, Agger... Mais où est-ce que j'ai déjà entendu ce nom? En plus, il est vraiment pas laid ce garçon. Sentant mon regard sur lui, il se retourne vers moi. Oups! Je lui fais un petit signe de la main, genre, c'était moi la cloche dans l'entrée. Je dois vraiment passer pour une conne. En plus, comme je suis toute seule, il doit penser que je me suis fait poser un lapin. pfff... Pitoyable.

Perdue dans mes pensées et dans mes contemplations, je ne m'aperçois même pas qu'un homme un peu rond et assez petit s'est approché de ma table.
"Tiffany, je présume?"
Je me retourne brusquement. Je le regarde. Evidemment que je suis Tiffany. Qui voulait-il que ce soit d'autre??? Les hommes des fois, je te jure... C'est con!
Je me lève et lui tend la main.
"Enchantée de faire votre connaissance" répondis-je poliment. Tandis que je me levais, je sentais son regard, un peu lubrique, se poser sur moi. Beurk!
"Donc vous êtes une amie de Céline..." commence-t-il en s'asseyant bruyamment sur son siège. Il se mit à pousser des cuinnements bizarres tandis qu'il tentait d'avancer sa chaise pour se rapprocher de la table.
Hihihih! Je reprime un fou rire... Il est rouge de son effort!
"Oui, c'est ma meilleure amie" répondis-je pour ne pas laisser parraître mon envie de rire. Du coin de l'oeil, je vis une jeune femme brune s'approcher de mon bel inconnu. Il se lève pour l'accueillir et l'embrasse tendrement sur les lèvres. Pfff... Ma soirée est définitivement gâchée. Bon, peut-être que Willy est quelqu'un d'intéressant. Essayons.
"Parlez-moi un peu de vous, Willy. Quelles sont vos passions, vos centres d'intérêts?" lui demandais-je en terminant mon Martini. Déjà, je cherchais le serveur des yeux pour lui en commander un deuxième.
"Oui, bien sûr que j'ai des passions!" lance-t-il en riant d'un rire gras et tonitruant. (Froncement de nez pour moi... J'aime pas ça!) "Je suis un fan de Country et de tout ce qui s'y rapporte!".
HEIN???? ça existe encore ça? Non, mauvaise formulation: ça existe ça, en Europe et dans un pays civilisé???????
Je me force à ne pas écarquiller les yeux.
"La country, hein..." répètais-je comme pour mieux réaliser que je venais de tomber sur l'homme le plus ringard de ce pays.
Et là-dessus, il commence à me déblatérer l'histoire de la country et de m'expliquer quels sont les pas les plus adaptés pour les différentes chansons qu'il compte d'ailleurs me faire écouter quand on rentrera chez lui. Par ce qu'il compte me montrer sa collection de CD et de Santiags... Et il rit de nouveau... En fait, on devrait plutôt dire qu'il grogne plus qu'il rit.
MAIS QU'EST-CE QUE JE FOUS ICI????? ET POURQUOI CE PUTAIN DE SERVEUR N'EST PAS ENCORE LA??????

J'arrive à choper le serveur: un double Martini Dry SANS GLACE et avec beaucoup de Vodka, non, en fait mettez-moi une Vodka sèche et un Martini à côté. Puis si vous pouviez apporter les cartes rapidement, ce serait aimable de votre part. Non, en fait, si vous les apportez rapidement, je vous garantis un pourboire de minimum 15 ¤. Oui, le désespoir abat toutes les limites et surtout celles de mon compte en banque... Pauvre compte en banque....
"la country ait été décriée par certains critiques français comme étant la musique préférée de « l'Amérique conservatrice et blanche », elle est en réalité une musique dont les origines sont profondément métissées" continue Willy tout en s'animant et en frappant du poing sur la table.
D'ailleurs, c'est ce coup de poing qui me force à le détailler tandis que ses paroles passent au travers de ma tête aussi vite que le TGV sur la liaison Paris-Bruxelles.
C'est un homme rondouillet. Pour ne pas dire gras. Il porte un costume bleu ciel démodé légèrement pattes d'éléphant qui le boudine atrocement. En dessous, il a une chemise blanche avec de la dentelle. Je ne savais même pas que ça se vendait encore ce type de chemise. Autour de son col, il porte une de ces cravates de cow boy: les cordes avec un truc bizarre qui les maintien ensemble. Donc voilà... Ma blind date était un dingue des cow boys, des vaches, des santiags et de Georges Bush.... Pfff... La soirée risquait d'être longue même avec ce splendide verre de Vodka qui me regardait droit dans les yeux l'air de me dire "Bois-moi et ça ira mieux".

"La musique country, qui a des millions d'admirateurs dans le monde anglophone, reste assez peu connue en France mais se démocratise de plus en plus. La country est toutefois populaire dans le reste de l'Europe, notamment dans les pays scandinaves et en Allemagne.
Le siège de country se trouve à Nashville, dans le Tennessee. Le Grand Ole Opry de Nashville est le centre de représentations pour les artistes de country
" blablate Willy tout en mordant bruyamment dans un crouton de pain. Comme il restait de la sauce dans son assiette et qu'il n'avait plus de pain, il décidé de lécher la sauce restante avec son index tout en continuant son discours.
Cela fesait 20 minutes que l'alcool avait commencé son fabuleux travail. Et cela fesait donc un peu plus de 20 minutes que son discours ne passait même plus la barrière de mes tympans.

Je regarde de nouveau la table de mon Mister Agger... Si beau dans son costume noir. Il regarde attentivement sa compagne tandis qu'elle lui parle. Il semble un peu triste ou bien c'est l'alcool qui me donne cette impression. Il baisse les yeux sur son assiette et pousse un soupir presque retenu. Mais moi j'eus l'impression qu'il était à côté de moi. J'avais chaud. OK, ça, c'est l'alcool.
En face de lui, la jeune femme s'anime de plus en plus. S'énerve même. Elle pointe son index sur lui brusquement. Ses cheveux bougent dans tous les sens. Mister Agger la regarde, tout déconfit presque penaud. Déçu, peut-être? Oui, on dirait de la déception sur ses traits. Elle s'agite encore et toujours. Faut que j'arrête de la regarder sinon elle va me donner envie de gerber!
Je tourne la tête vers Willy. Il suçotte négligemment ses doigts. Et dire que Céline me disait qu'il serait le futur père de mes enfants... Pour ça, faudrait que je le laisse me monter de dessus! Ce qui n'est pas gagné. Je suis à moitié saoûle mais je suis pas folle!

Sur la table d'à côté, Mister Agger semble s'expliquer auprès de sa miss... Je peux le voir parce qu'il a les paumes de mains vers le haut. Elle, d'un seul coup, elle se lève, jète sa serviette sur la table, attrape son sac et quitte brusquement le restaurant avec une démarche qui aurait dû défoncer le sol.
Je glousse. ça me fait marrer! Quelle scène! C'est moi qui devrais partir comme ça et pas elle! Elle a un mec splendide en face d'elle et elle lui jète limite sa serviette à la gueule! Franchement, y'a des gens qu'ont pas honte!
Moi, je dois supporter Mister Bean.
Je regarde de nouveau dans la direction de mon, je viens de le décider, futur compagnon de beuverie et plus si affinités. Il reste assis, impassible. Il commande même une nouvelle bouteille de champagne. Huhuhuhu, je commence à vraiment l'apprécier ce petit!

Je sens un tremblement dans ma table... Je retourne la tête, les yeux mi-clos (alcool, alcool quand tu nous tiens) et regarde mon adversaire, heu... compagnon de table. Il a une bizarre tête... Enfin, je veux dire encore plus que tout à l'heure. Bizarre ça. C'est moi qui bois et c'est lui qui doit gerber? Mmmm... Si ça pouvait toujours marcher comme ça.
Il se lève en s'excusant "je vais à cet endroit où même les rois vont seuls". Quoi? Il a vu le roi? Je pige plus rien.
Bon, ça va me fournir une occasion de m'enfouir à la table d'à côté...
Je l'aime bien ma baleine quand même!!

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 08:47

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:14

THE rencontre

THE rencontre
Pfiou... Méchante la Vodka quand même!
Je me lève tant bien que mal en m'appuyant sur la table tout en ne quittant pas des yeux mon Mister Agger.
L'a l'air un peu dépité. Il regarde sa flûte de champagne d'un air pensif tout en en faisant tourner le pied entre ses doigts.
Je suis enfin sur mes pieds, je me tiens droite... Je sens l'alcool qui descend mon estomac comme si le fait d'être restée assise l'avait empêché de descendre. Je saisis ma pochette et m'approche d'une démarche assurée (respect quand même!) vers sa table.
Mon coeur s'est déplacé dans ma tête car je l'entends dans mes oreilles.

"Ai-je le droit d'illuminer vos pensées lugubres?" réussis-je à articuler tandis que je me tenais toute droite à côté de lui.
Il tourne la tête vers moi mais sans la lever. Ses yeux sont à hauteur de mon nombril. Il ne lève toujours pas la tête. Mais je vois son cuir chevelu bouger comme s'il souriait. Je commence à me sentir conne. Il lève enfin la tête et sourit. Un petit sourire narquois que je trouve fabuleusement érotique.
"Vous avez oublié votre écharpe, cette fois-ci" me dit-il en indiquant du regard la chaise que je venais de quitter.
"Ce n'est pas une écharpe, c'est un voile" répondis-je en le narguant.
"Peu importe le qualificatif que vous donnez à ce bout du tissu, il semble ne pas vouloir rester sur vos épaules... Ce qui n'est pas pour déplaire aux hommes de cette pièce" me rétorqua-t-il en riant.
Et un point pour lui!
De la main, il me montre le siège qui était occupé tout à l'heure par la jeune fille brune.
"Je vous sers une flûte,..." me demanda-t-il.
"Tiffany. Et vous, quel est le prénom qui accompagne Agger?" lui demandais-je malicieusement.
"Daniel, enfin, Dan. Vous avez entendu mon nom tout à l'heure à l'entrée, je suppose".
uhuhuhu Mais quel homme intelligent!
J'ai enfin le loisir de l'examiner de plus près. Ses splendides yeux verts pétillent de malice, sa bouche donne envie d'être mordue et ses mains... haaaaaaaaaa... Je voudrais être une flûte de champagne!
"Que s'est-il passé avec la jeune fille de tout à l'heure" demandais-je. J'avoue que je n'attends aucune réponse de sa part. A vrai dire, ça ne me regarde pas vraiment! Mais j'espère intérieurement qu'il me racontera que tout est fini est cette fille.
Je parie sur le Champagne plus que sur la confiance qu'il peut m'accorder mais il commence à m'expliquer.
"Je joue au football, commence-t-il, cela fait 2 ans que je suis pro. Et il a quelques jours, on m'a fait une proposition sérieuse dans un autre pays".
DANIEL AGGER!!! ça y est!!! Mais quelle cave!!!! Aggertizer!! C'est lui!!! C'est le numéro 22 du Brondby IF!!!!! Comment ai-je pu oublier???? Aaaaaaaaaaaaaaaah! Je suis à table, à moitié torchée, avec le numéro 22 de Brondby IF et il est en train de me dire qu'il va quitter ce beau pays alors que je viens enfin de mettre la main dessus!!!!! En plus, j'ai un bon petit scoop!! Je pourrais le revendre pour me faire un peu de fric et rembourser ma robe!!! Moué non, quand même pas.
Je tente de concentrer sur ce qu'il me dit.

"Bref, je n'étais pas sûr que ces négociations aboutissent donc je ne lui en avais pas encore parlé. J'attendais d'être vraiment certains que je partais avant de lui annoncer la nouvelle".
"Si tu vas à l'étranger, tu devrais aller en Angleterre" le coupais-je, "ils ont le championnat le meilleur du monde. Et surtout certains des clubs les plus fantastiques" continuais-je.
Ses yeux se mirent à briller encore plus tandis que je disais ces paroles. Il sourit avant de me demander:
"Et quel est ton club préféré?"
Avant de répondre, je pris le temps de boire une gorgée de Champagne sans pour autant le quitter des yeux. Je souris tout en gardant la flûte contre mes lèvres.
"Liverpool, sans hésiter".

Son sourire s'élargit encore plus avant de me dire:
"Je comprends pourquoi le rouge te va si bien alors..."
"Et où comptes-tu partir au juste?" lui demandais-je brusquement pour faire taire le trouble qui montait en moi tandis qu'il me regardait plus intensément.
Il rit et me dit avec malice:
"Dans un endroit où je ne marcherai jamais seul".
Trop subtil pour moi vu le taux d'alcool que j'ai dans mon sang. J'ai pas pigé tout de suite.
Je lui souris parce que franchement, ce type est splendide!

"Mmmm... Je crois que ton compagnon te cherche" me dit-il en me tirant de mes pensées.
"Mon compagnon" répétais-je bêtement "mon compagnon???" Je me retourne et je vois ma baleine qui fait son grand come back. Il est tout pâle et s'éponge le front avec un des mouchoirs à moins que ce ne soit du PQ.... Difficile à dire.
Il jète un regard éperdu à notre table. Sans pour autant remarquer que j'ai migré quelques tables plus loin. Il se dirige vers son siège puis d'un seul coup, il s'arrête. Semble hésiter et repart rapidement aux toilettes.

J'ai quand même un peu mal au coeur pour lui... Le pauvre!
Je me retourne à nouveau vers Dan. Il n'a pas cesser de me regarder. Son regard me brûle encore la nuque.
"Ce n'est pas mon compagnon. Nous ne sommes même pas amis" murmurais-je un peu gênée quand même de l'image que je pouvais refleter...
"Serais-tu en train de me dire que tu es célibataire?" me demanda-t-il toujours en me fixant de son regard intense.
Bon, je commence à transpirer comme un veau... C'est pas spécialement bon signe.
"Heu... je .. heu... pourquoi... ehu.. quoi? oui...heu... Et toi?" la question est sortie toute seule de ma bouche pour éviter le sujet de mon célibat.
"Et bien, je crois que l'on peut dire que je suis célibataire" me répondit-il avec un drôle de ton dans sa voix.
"Tu crois que t'es célibataire? ça veut dire quoi?" demandais-je un peu interloquée.
"Comme je te l'expliquais tout à l'heure, je vais quitter le Danemark. Et Sofie ne l'a pas particulièrement bien pris... Je lui ai proposé de venir avec moi. Mais elle m'a toujours dit qu'elle ne quitterais jamais sa famille." m'expliqua-t-il laconiquement. "Quand je lui ai dit que c'était sûr que je partais, elle s'est énervée et m'a dit qu'il n'y aura jamais d'avenir entre nous".
"Comme c'est dommage... Tu l'aimais vraiment?" lui demandais-je.
"Je ne sais pas. Je comprends qu'elle ne veuille pas quitter le Danemark mais je la trouve trop catégorique. De temps en temps, elle réagit comme si je ne comptais pas pour elle. Donc, je pense qu'au fur et à mesure et au fil du temps, je me suis détaché d'elle".
Trouvant que la conversation devenait morbide, je lui propose de quitter le restaurant.
Il acquièse.
Paie sa note et même celle de ma baleine. Très galant.
Il me tend le bras et nous quittons le restaurant. Dans la rue, comme je frissonne, il retire sa veste de costume pour me la mettre sur les épaules. Je sens son parfum et sa chaleur tout contre moi. Je sens une bouffée de bonheur monter en moi tandis que je ferme les boutons de sa veste. J'adore son eau de toilette. Elle me grise et me donne envie de profiter de ces, sans aucun doute, derniers moments avec lui.
De loin, il me montre sa voiture, une Audi, et me propose que nous allions boire un verre dans un bar réputé très festif de Brondby.
Sans hésiter, je m'accroche encore plus à son bras lui donnant implicitement ma réponse.

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 10:08

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:14

THE fiesta

THE fiesta
Nous arrivons donc à sa voiture... Splendide Audi noire qui était toute brillante grâce à la pluie qui venait de tomber.
Un petit frisson me traversa... Je suis en train de pénetrer dans l'univers de Daniel Agger. Je vais rentrer dans sa voiture, voir les CD qu'il écoute, avoir une idée de quelle personne il peut bien être rien qu'en entrant dans sa voiture...

Les quatre clignos de la voiture illuminèrent deux fois la rue de leur lueur orange tandis que Dan pénètrait dans son véhicule. De l'intérieur, il m'ouvrit la portière passager, en me fesant au passage, un sourire coquin.
Je monte dans la voiture bien décidée à faire plus amplement sa connaissance.
"Je connais un endroit fantastique! me dit-il. En plus, avec ta tenue, tu ne risques pas de faire tache!" continue-t-il en jetant un petit regard malicieux à ma robe qui, lors de ma montée dans la voiture, avait un peu monté et dévoillait un peu plus mes cuisses.
Quel ravissement de le voir aussi joyeux! On ne se connaît que depuis deux heures et pourtant, il se comporte avec moi comme si on se connaissait depuis toujours. Je sens déjà que je m'attache à lui.
"C'est un bar tzigane où ils passent des musiques très entraînantes et où l'ambiance est vraiment fantastique! Je sens que tu vas adorer!!" continue-t-il, très fier de son idée.
"Uhuhuhu! Tu comptes me faire danser, peut-être?" lui demandais-je en lui jetant un coup d'oeil en coin.
"Bien sûr! On va passer une bonne petite soirée comme je les aime! Je vais te faire danser, te faire boire, te refaire danser pour que tu puisses un peu éliminer l'alcool, on va rigoler et je vais faire jouer cette robe jusqu'à ce que tu n'aies même plus l'impression de savoir où tu es!" me répondit-il avec un énorme sourire.
Décidemment, cette robe était un excellent achat! J'ai tellement hâte d'arriver dans ce bar pour danser avec lui et discuter avec lui de nos vies respectives.
En attendant, nous continuons de discuter tandis que je jette un coup d'oeil à la ville qui défile devant les phares de mon carosse. Je m'enfonce plus profondément dans les sièges en cuir crème. Tout au long du trajet, nous rions et rigolons des mêmes choses. Il me raconte certaines de ses anecdotes avec ses coéquipiers.
Moi, je vis mon rêve... La tête inclinée sur le côté pour mieux le voir.
Nous arrivons devant le bar juste au moment où l'alcool commençait à m'endormir.

Je regarde autour de moi: c'est un petit bar discret qui, de dehors, ne paie pas de mine. Par les fenêtres perce une lumière jaune troublée par les mouvements des personnes qui dansent à l'intérieur.
Nous nous garons presqu'en face du bar. J'ai un peu de mal à sortir de la voiture et Dan vient m'aider. Pour traverser, il me tient même par la main. La douceur de sa peau me donne la chair de poule... Nous arrivons devant une porte en bois. On aurait presque dit que le bar était fermé si on n'avait pas vu l'agitation par les fenêtres.
Dan ouvre la porte sans frapper, et là, la musique me surgit au visage, m'engloutissant comme une vague trop forte! Cette musique entraînante me grise dès mon entrée. Je sens l'alcool qui me remonte au visage... Je me sens euphorique! J'ai besoin de danser!
Dan me pousse vers la salle qui, en fait, est plus grande qu'elle n'y semble. A l'intérieur, les gens presqu'aussi ennivrés que nous deux, dansent comme si leur vie en dépendait. Toute l'ambiance est comme chargée d'érotisme.... L'atmosphère transpire de sensualité.... Je me sens transcendée.
J'ôte la veste de Dan et me rue sur la piste de danse comme pour évacuer le diable qui venait de rentrer en moi. Pendant ce temps-là, Dan va poser sa veste près du bar et commande des boissons.

Tout en dansant, je sens son regard qui se faufile entre les gens pour m'apercevoir. Quand il m'a reperée, je le sens qui me brûle le corps... Je me sens belle, je me sens sexy, je me sens désirable et surtout, je me sens femme. Rien que pour ses yeux, je danse comme je n'ai jamais dansé. D'un mouvement brusque, je relève la tête pour le fixer droit dans les yeux. Il me fait signe de l'index de m'approcher.
Sur le bar, je vois deux shots de Tequila, une salière et deux tranchettes de citrons...
Mmmm.... ça va être chaud! Je m'approche de lui, sans rien dire, je verse un peu de sel sur mon poignet et lui tend ensuite la salière. Il fait de même. Je lèche mon poignet sans pudeur en le regardant droit dans les yeux. Je sais à ce moment-là, que cela ira plus loin entre nous deux. Nous gobons notre Tequila et mordons dans les citrons.
Ensuite, je l'entraîne sur la piste de danse. Il me suis, une main sur ma chute de reins. Ce seul contacte m'électrise complètement. Nous dansons ensemble sur les rythmes endiablés sud-américains. Il se rapproche de plus en plus de moi. Je le sens dans mon dos... Son souffle caresse ma nuque comme une plume... Il se rapproche encore plus de moi et m'entoure la taille de ses bras. Maintenant, je sens ses lèvres qui, sans m'embrasser, caressent l'arrière de mon oreille et le bas de mon lobe. Mon corps est parcouru de frissons... C'est la situation la plus érotique que j'ai rencontrée de ma vie... Ses contacts qui laissent désirer la suite sont meilleurs que des préliminaires... Cet homme est un fantasme. Cet homme sait s'y prendre et tant pis pour cette conne de Sofie!
Soudain, la musique ne fut plus que sourde, comme si je l'entendais de très loin ou au travers d'une couverture... Dan vient de poser ses lèvres sur cette partie de la peau ultra sensible qui se situe juste derrière les oreilles... Je ferme les yeux comme pour en goûter la saveur... Ce baiser est long et tendre et je sens déjà ses lèvres se décoller tout doucement de ma peau comme un pétale de rose qui s'envole sous une brise matinale. Une onde de chaleur ravage mon corps avec une telle violence que j'en ai la tête qui tourne. Je ne me retourne pas... Je me laisse attendre, je me laisse désirer... Je veux qu'il n'en puisse plus de m'attendre et m'embrasse avec fougue. Je le veux, donc ce sera comme ça!
Il me saisit le menton pour que je le regarde dans les yeux. Il me sourit et m'entraîne vers le bar. Nous reprenons une Tequila chacun... Dan me regarde intensément, comme un fruit défendu, comme un enfant qui veut une friandise alors que sa maman la lui a interdite. Je lui jette un de ces coups d'oeil sexy dont je suis la seule à avoir le secret. Je saute de mon tabouret et retourne sur la piste de danse sans même l'inviter à m'accompagner. Je danse à en perdre vie tandis qu'un homme s'approche de moi... Il danse avec moi, très serré... Je remarque que ce n'est pas Dan, un peu paniquée, je me retourne vers le bar pour trouver Dan du regard. Mais il n'est plus là.
Soudain, l'homme en face de moi s'en va en haussant les épaules. Je ne comprends pas. Je me retourne et je vois que mon Dan est là. Je ne sais pas comment il a fait mais il a réussi à éloigner son concurrent. Juste ce petit truc me rend encore plus euphorique que je ne le suis déjà.

Nous dansons, sur un air de Tango, nous nous retrouvons face à face. Ma main droite dans sa main gauche et mon autre main dans sa nuque. Son autre main à lui, a pris la forme de mes reins et brûle ma peau au travers même de ma robe. Le Tango m'ennivre, nous nous rapprochons encore. Nos corps ne sont plus séparés que par une fine frontière ne dépassant pas la largeur d'une feuille de papier. Son souffle éffleure de nouveau ma nuque sauf que cette fois-ci, il s'approche de mon menton... La chaleur semble s'accentuer et monter de plus en plus. Mais non. Il ne m'embrasse pas. Il semble être entré dans mon jeu... Au lieu de cela, il me caresse la tempe de ses lèvres. Nous tournons, lors d'un moment spécifique de la musique, je remonte ma jambe jusqu'à la hauteur de ses hanches. A ce seul mouvement, ces yeux s'embrasèrent prenant l'attitude d'un prédateur en chasse... C'est bientôt LE moment... Le moment que nous attendons tous les deux mais que nous retardons par pur plaisir... La fin de la musique arrive bientôt, d'un coup de hanches, Dan m'incline en avant et tandis que les dernières notes mélancoliques du violon se font entendre, il se penche vers moi et m'embrasse d'abord tendrement et ensuite, un plus sauvagement.. Me dévorant les lèvres comme s'il voulait s'en nourrir. Notre baiser devient fiévreux et nous consumme tous les deux comme des collégiens lors de leur première amourette.
Il s'éternise, ne semblant jamais vouloir s'arrêter, devenant plus audacieux... De ma langue, je goûte le sel qui s'est un peu incrusté dans ses lèvres.
Mes abdos finissent pas mettre fin à ce baiser qui restera à jamais gravé dans ma mémoire... En effet, la position n'est pas très pratique et mes abdos ne sont pas habitués à de tels exercices!!
Je me redresse, Dan ne me quitte pas des yeux, ses mains sur ma taille se referment autour de moi et nous nous enserrons avec fougue tandis que nos lèvres, comme si elles s'étaient manquées, se rejoignent d'en baiser passionné. L'une de ses mains se glisse dans mes cheveux, les caressant avec douceur.

Nous quittons la piste de danse pour trouver un petite table à l'écart et un peu dans le noir. Il commande une bouteille de Champagne et s'assied sur l'un des fauteuils en cuir vert. Au lieu de m'installer en face de lui, je vais me mettre directement sur ses genoux en prenant bien soin de pouvoir caller ma tête en dessous de son menton.
Entre nos baisers passionnés, nous nous racontons nos vies et rigolons beaucoup. J'apprends qu'il ne pensait pas devenir joueur de foot professionel, qu'il a un frère et une soeur, qu'il a un diplôme du cycle supérieur et qu'il a une grande passion pour les tatouages. Entre nous, le contact fait mieux que bien passer. Notre relation va de soi... Je ne me sens pas gênée devant lui. Il trouve passionnant que je puisse m'intéresser au foot et trouve que mon accent belge (nous parlons en Danois, of course!) est à croquer!
Il me dit qu'il veut découvrir les tatouages que j'ai déjà et qu'il serait ravi de me faire mon prochain.
Peu après, nous retournons danser... Jusqu'à plus d'heure, nos corps s'enlassent et nos lèvres ne se séparent que pour rire, parler ou pour boire.

Vers 5h15 du matin, nous decidons de quitter le bar. Dan m'entraîne derrière lui et nous montons ensemble dans un taxi. Oui, on est prudents!!
Un quart d'heure plus tard, nous arrivons en bas d'un immeuble que je ne connais pas. Ce doit être l'appartement de Dan.
Il paie le taxi et m'emmène jusqu'à une porte vitrée. Nous pénétrons dans un hall d'entrée très chic qui est fermé par une seconde porte vitrée. Il l'ouvre et me porte presque jusqu'à l'ascensseur.
A l'intérieur de la petite cabine, il m'enlace à nouveau et m'embrasse comme si on ne s'était pas embrassés de la soirée. Avant, il prend tout de même la peine de pousser sur le bouton du 5ème étage.

Uuhuhhuu! Je me rends compte que cet article est très chaud!

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 13:03

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:15

THE lendemain

THE lendemain
J'ouvre un oeil...
Le soleil qui perce par la fenêtre me pique les yeux...
Je referme l'oeil.

Un truc m'empêche de bouger... mmm... Je gigote un peu pour me dégager... Pas moyen! C'est bien accroché. Et merde. Va falloir que j'ouvre les yeux. Et puis non... Tant pis... Non... J'ai quand même chaud en plus, puis ce truc est lourd.

D'abord, je profite un peu du moment. Je suis si bien dans mon lit. C'est confortable, l'oreiller est moelleux... mmm... C'est doux... C'est agréable.... ça sent bon aussi. D'ailleurs ça sent une odeur qui ne m'est pas familière. ça sent quoi? Je respire plus fort l'odeur de mon oreiller. Non, définitivement un odeur qui n'est pas compatible à celle de mon lit: ça sent l'homme!
Bon, alors là, ça devient carrément bizarre.... Déjà se truc qui m'empêche de bouger puis maintenant cette odeur, agréable, mais quand même odeur qui commence à me faire penser que je ne suis pas chez moi...
Bon, là, c'est certain, faut que j'ouvre les yeux.
Je les ouvre. Le soleil m'arrache les pupilles. pfff... Je regarde le plafond. Ouuuuuh... C'est très blanc ça... je tourne la tête à droite, une moquette blanche ultra nikelle me regarde dans les yeux. Non, définitivement non, je ne suis pas chez moi.
Mais alors, JE SUIS OU???

Je baisse les yeux sur une couette couleur neige lorsque je me rends compte que la chose qui me bloque depuis tout à l'heure n'est rien d'autre qu'un bras d'homme. Ouuulaaaaaaa... Les cuites ne m'ont jamais particulièrement réussi mais à ce point-là, ça ne m'était jamais arrivé!!
Bon, c'est pas que ça devient inquiétant, mais ça devient inquiétant. Je suis dans un endroit inconnu, dans un lit inconnu, avec le bras d'un inconnu autour de moi et l'odeur de l'homme à qui doit appartenir ce bras...
Etape 2: suis-je habillée?
Je lève la couette. Je suis habillée... mais pas avec mes vêtements... Haaaaaaaaa... ça commence à sentir le hérisson...
Etape 3: variable en fonction de la gueule du co-locataire de ce lit. C'est-à-dire ou la fuite ou le petit déjeuner au lit. Huhuhuhuuu!
Bon, je lève la tête pour entrevoir une splendide épaule tatouée... Mmmm... Pas maaaaaal! Bon, ce qui est inquiétant, c'est que si je peux voir le haut de son épaule, c'est qu'il ne porte pas de t-shirt. Mmmmmm.... Ok.... C'est noté. Bon.. ben... Reste à vérifier s'il porte quelque chose en bas... Second levage de couette. Bon, un bon point pour lui, il porte un boxer. Mais ça ne veut pas dire qu'il ne s'est rien passé.
Je jette un petit coup d'oeil sur le visage de mon charmant tatoué.
Raaaaaaaaaaaaaaaaaahh! ça y est! Je me rappelle Daniiiiiiii Agger!!! mmmmmmm!!! S'il s'est passé quelque chose, je regrète juste de ne pas m'en rappeler, s'il ne s'est rien passé... et bien... on peut y remédier!! Huhuhuhu! Qu'il est chou quand il dort! Sa bouche est légèrement entre-ouverte et ses cheveux partent dans tous les sens! Il est à croquer!!

Je reste encore quelques instants ainsi, profitant de l'odeur de mon chéri... Mais bon, fait chaud et son bras m'étouffe! Je me dégage doucement, me glissant tout doucement en dehors du lit douillet... Je m'assieds sur le bord du King Size, me passe les mains sur le visage comme pour m'éclaircir les idées..
Je lève la tête pour observer mon nouvel environnement. Très beau, luxueux sans frioritures, élégant et discret, à l'image de mon ange d'une nuit. Apercevant une porte, je me lève et sors de la pièce. Je me retrouve dans un immense salon vêtu de la même moquette blanche que dans la chambre... La pièce est particulière: le salon est comme divisé en deux... Le salon avec les divans se trouve dans un bassin rectangulaire en contre-bas du sol sur lequel je marche. Deux petites marches mènent à de magnifiques divans ornés de petits oreillers rouges. En face des divans, un immense écran géant. Tellement grand, que je me demande si cet écran n'a pas le format de la fenêtre de ma chambre...
Sur le même niveau que la chambre, la pièce présente une grande table en verre qui pourrait accueillir jusqu'à 12 personnes. C'est vraiment très beau. De plus, tout est très propre et soigné. Je traverse la pièce et tombe sur la cuisine.
Cette cuisine, au lieu d'être blanche, est plutôt dans les teintes noires brillantes. Un très beau carrelage noir me refroidit les pieds tandis que je m'approche du comptoir ultra-équipé. Je touche enfin au but de mes recherches: le frigo. Je l'ouvre, saisis une boîte de lait et le referme.
J'ouvre les placards à la recherche d'un bol. Je découvre des céréales chocolatées, parfait!
Je monte sur l'un des sièges de bar en plastique qui se trouve le long du comptoir de la cuisine. En face de moi, une nouvelle télévision à écran plat mais nettement moins grande que celle du salon. Je ne cherche pas longtemps la télécommande, elle se trouve sur le comptoir. J'allume la télé et zappe sur les news tout en préparant mon petit déjeuner.

"Aaaah tu es là!" fit une voix près de la porte.
Je me tourne vers l'homme qui se tient dans l'encadrement de la porte... Il est vraiment hooooot! Appuyé négligemment contre la chambranle, il me regarde avec l'air malicieux mais quand même encore un peu endormi. Il ne porte que son boxer et ne semble pas gêné par l'idée que je puisse analyser sa délicieuse anatomie. Ses cheveux sont décoiffés et ne semblent attendre que mes mains pour les remettre en ordre... Je me mords la lèvre pour ne pas émettre un petit couinement.
"Oui, j'avais trop faim! Puis on semble avoir les mêmes goûts point de vue bouffe pour le petit déj'!" lui répondis-je en souriant.
"Héhhéhé! Non, ça, ce sont les céréales de ma copine... enfin ex..." coassa-t-il en baissant les yeux quand il se rendit compte de son lapsus.
Moué... Pas exactement le réveil dont je rêvais...

"Tu regardes quoi?"me demanda-t-il comme pour tenter d'évacuer le blanc qui commençait à durer.
"Les news... on parlait de toi tout à l'heure et de ton transfert. Liverpool.... Ils vont beaucoup t'aimer! Je suis tellement contente que tu ailles là-bas! C'est le plus beau club du monde! Avec les meilleurs supporters!" dis-je en levant les bras.
Dan me sourit avant de me dire: "Les meilleurs supporters et les aussi les plus sexy" tandis que je me rendais compte que mon tee-shirt de foot ou plutôt celui de Dan, c'était levé lui aussi, découvrant mon ventre et mon piercing.
"Dis, j'ai une question un peu heu... gênante à te poser..." lui dis-je en rougissant. Déjà, il se mit à sourire de toutes ses dents comme s'il avait deviné ma question.
"Non, il ne s'est rien passé. On s'est embrassés, beaucoup d'ailleurs, c'était très chaud mais je pense que tu étais très fatiguée. Tu es entrée dans l'appartement et tu t'es endormie dans l'un des divans. Pour que tu n'abîmes pas ta robe en dormant, je t'ai déshabillée et je t'ai prêté un de mes anciens maillots" me dit-il.
Bien. Donc, on s'est embrassés et je me suis endormie. Il doit vraiment me prendre pour une cloche... Ensuite, il m'a déshabillée et m'a donc vue à moitié à poil... OK, tout va bien... Bon... Ben ça c'est fait.
En tout cas, ça n'avait pas l'air de le gêner. Toujours appuyé contre le chambranle de la porte, il me regarde manger mes céréales. Son petit sourire en coin me déstabilise... Je le trouve vraiment trop beau, ce mec... Voilà! A force de me regarder comme ça, je viens de me renverser du lait sur son maillot! Maintenant il croit que je ne sais pas bouffer proprement! Et ben non, ça le fait plutôt marrer.
"Cette fois-ci, tu pourras te changer toute seule" glousse-t-il avant de se diriger vers le frigo.
Huhuhu! ça le fait marrer! Je l'adore de plus en plus. Ce qui me pousse quand même à constater que ce mec ne réagit vraiment jamais comme je pense qu'il va réagir. ça vaut au moins 100 points pour lui!!!

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 14:24

Modifié le mercredi 06 février 2008 13:15